Notre-Dame de Pépiole Bienvenue dans notre chapelle

Un temps pour la Louange

La Prière de l’Église, au long des Heures, au long des Jours

Chers amis, depuis le temps de l’Avent, notre site internet est devenu un outil précieux pour nous aider à prier. A partir du lundi 31 mai qui ouvre le temps liturgique dit « ordinaire », je vous propose d’entrer chaque jour dans la Prière de l’Église, en communion avec les communautés religieuses, monastiques, les prêtres et les laïcs, déjà engagés dans cette garde du cœur et cette sanctification du temps.

Ces temps de louange et de supplication, tout au long de l’année liturgique, nous donnent d’approfondir le Mystère du Christ. Le temps est transfiguré : depuis la venue du Verbe dans la chair (Incarnation) jusqu’à l’accomplissement final (Parousie) où Dieu sera tout en tous.

Père Michel DENIS

Pour en savoir plus, avec Sœur Frédérique, cliquez successivement sur les deux rubriques ci-après :

  • Le temps de l’Avent est préparation, attente prophétique du Messie qui vient.
  • Le temps de la Nativité célèbre la venue du Verbe dans la chair : « Emmanuel, Dieu-avec-nous ».
  • Pendant le temps du Carême, nous faisons mémoire de l’Exode d’Israël et de l’Exode du Christ. Nous sommes l’Église en Exode : c’est le temps du combat au désert.
  • Au temps de Pâques, nous sommes revêtus du Christ pascal. Baptisés, nous vivons avec lui et ensemble notre traversée pascale.
  • Vient ensuite, après la Pentecôte, le temps dit « ordinaire », en fait c’est le temps de l’Église dans l’aujourd’hui où nous vivons.

Le mouvement de la louange des heures (matin et soir : Laudes et Vêpres) nous permet de vivre notre propre expérience spirituelle à l’intérieur du mystère du Christ.

  1. Au commencement, le silence

L’ouverture de la prière : avant le chant, la prière s’ouvre par le signe de croix tracé sur notre corps, signe du Christ qui nous unit ou nous rassemble pour prier. Nous sommes invitées à nous mettre à l’unisson avant même qu’il n’y ait un premier son… La prière commence sans discours : il n’y a pas à expliquer mais à vivre. Il n’y a pas à rechercher en soi des sentiments particuliers mais à être présents.

      1. Chanter le mystère du Verbe fait chair, le Christ Sauveur

La liturgie célèbre le Christ, Verbe de Dieu qui a assumé la condition humaine dans sa totalité, sauf le péché. Les textes de la liturgie font se croiser deux grands courants thématiques : la louange de Dieu pour son amour et l’attention à la situation des humains et du monde entier. L’hymne va donc rassembler la communauté dans un chant poétique et théologique qui célèbre la louange du Père en son Fils par l’Esprit et raconte le salut des humains dans l’Alliance.

              1. Psalmodier l’expérience spirituelle humaine

Le chant des Psaumes nous fait entrer dans l’expérience    spirituelle de tout homme, de toute femme, dans la durée d’une vie, dans les différentes situations qui se présentent au cours d’une histoire humaine ou de l’histoire d’un peuple en marche. Louange, confiance, supplication, action de grâce, cri de révolte et chant du désir… Tous ces moments de la vie humaine sont exprimés dans les Psaumes. Nous pouvons les écouter et les chanter en faisant mémoire du Christ et de sa vie qui accomplit la prophétie des Psaumes ; nous pouvons faire mémoire des peuples d’hier et d’aujourd’hui qui souffrent, espèrent, désirent et marchent ; nous pouvons nous identifier à celui qui prie dans le Psaume et prendre ses mots comme les nôtres, à ce moment actuel de notre histoire ; nous pouvons y entendre le combat présent de notre communauté ou de notre Eglise…

4. Proclamer la Parole de Dieu

La lecture individuelle de la Parole de Dieu est nécessaire mais non pas suffisante. La Parole de Dieu est une Parole adressée : elle se lit, se proclame et se reçoit par l’écoute dans une assemblée de croyants. Cette proclamation nous met en présence du Christ sauveur : « Lui-même parle pendant que sont lues dans l’Eglise les Saintes Ecritures (sc 7). La liturgie de la Parole a une dimension sacramentelle.

  1. Louer le Christ dans l’Alliance nouvelle

Dieu s’est adressé aux humains, non pour les écraser de sa puissance mais en espérant notre réponse. À la suite de Marie, de Zacharie, de Syméon, nous prolongeons la louange par un cantique évangélique qui célèbre l’entrée de l’humanité dans l’Alliance Nouvelle, accomplie par la venue du Christ dans la chair.

          1. Porter vers Dieu toute l’humanité (ce dernier temps est laissé à votre liberté)

Par la supplication ou l’action de grâce, dans la prière litanique, nous traduisons en mots d’aujourd’hui ce que le monde, nos proches, portent comme joies, attentes, peines, épreuves, espérance… Recueillir le désir et l’appel du monde entier c’est la mission de l’Eglise : pour le vivre dans la vérité d’une communauté de foi, nous accueillons le monde en nous-mêmes, en chacun de nos cœurs et dans le cœur de la communauté en prière.

C’est le sens du Notre Père qui conclut la prière litanique : c’est un acte d’obéissance et de foi en la paternité du Dieu Père, « qui fait lever son soleil sur les bons et les méchants, les justes et les injustes ». Le Notre Père est orienté vers le pardon mutuel, d’abord au sein de la communauté fraternelle, puis jusqu’aux « ennemis » : « car Dieu veut que tous les humains soient sauvés et parviennent à la connaissance de sa vérité ». Nous sommes invités à dire le Notre Père comme Jésus nous l’a enseigné, c’est-à-dire dans les mêmes dispositions que Jésus qui « livre sa vie pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés ».

          1. A la fin, le silence

Dans le silence, à la fin de la prière, nous pouvons tracer de nouveau le signe de la croix sur notre corps. Nous sommes renvoyés à une autre tâche, un autre travail. Nous portons en nos mains le parfum du Christ… pour le répandre dans l’Eglise et la société…