Notre-Dame de Pépiole Bienvenue dans notre chapelle

Lundi 13 mars 2023

Si tu pries, entre dans le temps de la patience

Il a fallu quatre jours d'attente et de patience, depuis la mort de Lazare, pour voir le Christ touché, aimant, pleurant. Le Christ ressuscitant et allant vers la vie. Voir Jésus pétri d'émotion et de tristesse : les pleurs, les larmes, sont là. Un signe du Vivant, de la traversée, du dévoilement. Il n'y a pas de résurrection sans la trace des plaies. Il n'y a pas de retour à la vie sans traversée.

Traversée de Marthe et Marie : « Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ! ». Endurer séparation et absence dans l'espérance, dans la patience de la foi : « Ne t'ai-je pas dit que si tu crois tu verras la gloire de Dieu » ? Prier : demeurer dans l'amitié de Jésus. Ce lien si unique entre l'un et l'autre, entre Lazare et Jésus, et Marthe et Marie, ce lien qui autorise les demandes les plus folles, les réponses les plus surprenantes.

Jésus, le Vivant est au centre. Il choisit son tempo, il écoute, mais propose ses réponses. Son pouvoir se lit à travers la tendresse de sa chair : « Jésus frémit intérieurement et se troubla. Alors Jésus pleura ; et ils disaient : Voyez comme il l'aimait ! Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, n'a-t-il pas été capable d'empêcher Lazare de mourir ? » Le cercueil ouvert contient déjà le linceul du samedi saint qui a recueilli les émotions, les larmes de Jésus, mais aussi la confiance du Fils en Celui qui pouvait lui faire traverser la mort. Entre Lazare et Jésus, de l'amitié, des destins parallèles, peut-être plus encore, l'accomplissement d'un commencement : « Le Verbe, vraie lumière qui vient dans le monde et illumine tout humain… Et le Verbe devint chair et il habite parmi nous » (Jean 1).

Illustrations : Monastère San Juan de la Pena – Cathédrale Saint Maurice de Vienne