Notre-Dame de Pépiole Bienvenue dans notre chapelle

Huitième rencontre biblique : Synthèse et Pistes de réflexion

Regards sur Jésus

La foi marque tout le chapitre 8 de Luc. Elle ne fait plus l'objet d'un discours, comme dans la première partie du chapitre, mais elle se dit dans des faits.

Les deux disciples d’Emmaüs signaleront, en une formule ramassée, les deux faces inséparables de l’activité de Jésus, quand ils diront qu’il fut « puissant en action et en parole » (Luc 24,19). Dans la séquence du chapitre 8,22-56, à l’enseignement par les paroles, succède l’enseignement par les actions.

Le contexte immédiat présente la parabole de la semence et celle de la lampe.

La première partie comprend trois passages : le premier présente Jésus qui enseigne, accompagné non seulement des Douze mais aussi de plusieurs femmes qui les servent (8,1-3), le deuxième passage est la parabole dite du semeur suivie de son explication (4-15), le troisième est enfin appelé généralement « La parabole de la lampe » (16-18).

Ce dernier passage s’achève par un verset fort énigmatique. En effet, déjà la première phrase est étonnante. Littéralement elle dit : « Regardez donc comment vous écoutez ! », mise en jeu des yeux avec les oreilles. Mais la suite est plus énigmatique encore, pour ne pas dire franchement scandaleuse : « Car à celui qui a on donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il pense avoir lui sera enlevé » (Lc 8,18).

En Lc 8,18, la dernière phrase commence par « car » : « car celui qui a, il lui sera donné, et celui qui n’a pas, même ce qu’il pense avoir lui sera supprimé ». C’est donc une explication. Mais c’est une explication qui, au lieu d’éclairer, semble obscurcir encore davantage une parabole qui est loin d’être claire. Et pourtant elle est appelée « parabole de la lampe » ! Or la fonction d’une lampe n’est-elle pas d’éclairer ?

Le premier passage est intitulé par la BJ : « L’entourage féminin de Jésus ». Voilà un titre quelque peu partiel. Comme si Jésus était seul avec les femmes qui l’entourent ! La TOB est plus exacte, qui dit : « Ceux qui accompagnent Jésus dans sa prédication ».

Il semble qu’à l’époque et dans cette partie du monde, le fait qu’un rabbi soit accompagné de femmes était loin d’être habituel. On comprend donc que cela devait frapper ; et, du reste, seul Luc, qui s’adresse à un public essentiellement formé de Grecs, c’est-à-dire de gens issus du paganisme, signale, et de manière appuyée, que Jésus et les Douze étaient accompagnés par un groupe de femmes. La chose n’est pas anecdotique, signalée comme en passant, comme un détail sans grande importance. Dans la composition de la deuxième section de l’évangile de Luc, « Le ministère en Galilée », la liste des femmes (Luc 8,1-3) fait pendant à la liste des Douze, au début de la cinquième séquence. Et c’est même toute la sous-section centrale de la section qui est bâtie sur la complémentarité hommes-femmes.

Pour ce qui est des femmes, Luc ne leur consacre pas quatre petits mots (en grec) comme pour les hommes, mais deux versets entiers : « ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les servaient de leurs biens ».

Elles non plus ne disent rien, pas plus que les hommes. Mais elles font quelque chose : elles « servent » Jésus et ses disciples. Ce que nous avons tendance à considérer comme une place subalterne, est en réalité la place d’honneur selon la logique évangélique ; car c’est celle que le Maitre a choisie : « Quel est en effet le plus grand ? Celui qui est à table ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien, moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Lc 22,27).

Quoi qu’il en soit, les femmes aussi bien que les hommes ont entendu une parole, un appel, et ils ont obéi, ils ont mis en pratique, chacun selon sa vocation. Notons aussi que Luc précise que toutes ces femmes qui accompagnent Jésus « avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies ». Qu’est-ce à dire, sinon qu’elles ont accepté de se laisser libérer par Jésus de tout ce qui les empêcherait d’agir, de servir ? La parole de guérison n’a pas été vaine pour elles ; elle a trouvé dans leur accueil et dans leur foi une efficacité.

Venons-en à la parabole dite « du semeur ». Il serait plus exact de l’appeler « la parabole de la terre ensemencée ». Car le titre traditionnel, qui ne mentionne que le semeur, ne dit que le côté pour ainsi dire masculin des semailles, alors que le problème est avant tout celui de la réception de la semence, de la fécondité des diverses terres qui toutes également ont reçues. Les trois premières terres ont reçu la semence, mais, pour des raisons diverses, elles ne portent pas de fruit : la semence est perdue. Seule la dernière terre fait du fruit. En tout cas, dès que la parabole est achevée, on voit que le public se différencier : il y a ceux qui posent une question, qui demandent une explication, à savoir « ses disciples ». Mais il ne faut pas oublier ceux qui ne disent rien, qui ne questionnent pas, que Luc appelle « les autres ». On imagine mal qu’ils soient plus intelligents que les disciples : s’ils restent en silence, ce n’est probablement pas parce qu’ils n’ont pas besoin d’explication, c’est plutôt qu’ils n’ont pas vraiment écouté, qu’ils n’ont pas vraiment fait attention, que leur intérêt, leur curiosité n’a pas été éveillée. C’est sans doute que la parole n’a pas pénétré dans leur terre, qu’elle est restée à la surface, qu’ils sont occupés, préoccupés, « étouffés » par d’autres choses. Quand Jésus dit : « à vous il a été donné de connaître les mystères du règne de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, afin qu’ils voient sans voir et entendent sans comprendre » (8,10), cela veut dire que les paraboles ne suffisent pas, qu’il faut aussi la connaissance des mystères du règne de Dieu. Cela veut dire que les paraboles doivent être interprétées et que l’interprétation ne dépend pas seulement, pas d’abord de nous et de notre réflexion. Le passif « il a été donné » est un passif divin ; l’interprétation, la connaissance est un don de Dieu, selon la Sagesse. La première dimension du  « commentaire », c’est donc la prière de demande. « Voir sans voir, entendre sans comprendre », cela signifie, à la lumière de la parabole et de son explication : écouter la Parole sans la recevoir, sans l’accueillir et la garder de sorte qu’elle fasse du fruit.

Sans transition, il enchaine sur une autre parabole, souvent appelée « La parabole de la lampe » (8,16-18). « Personne, ayant allumé une lampe, ne la couvre avec un vase ou ne la pose sous un lit ; il la pose sur un lampadaire, afin que ceux qui entrent dans la lumière » (8,16). Qu’est-ce que représente la lampe et la lumière, et le vase sous le lit ? Qui est la personne qui a allumé la lampe ? Et, surtout peut-être, qui sont ces personnes qui entrent dont il est question à la fin : « afin que ceux qui entrent voient la lumière ». Si l’on veut comprendre, il faut patienter et écouter « jusqu’au bout » (8,14), comme la bonne terre : c’est seulement « dans la persévérance » qu’elle « porte du fruit » (8,15) ! Il ne suffit pas en effet que le maître enseigne, comme il ne suffit pas que le semeur jette sa semence ; il faut aussi qu’il soit entendu, écouté comme il est nécessaire que la terre accueille la semence avec persévérance pour qu’elle finisse par porter du fruit. « En effet, il n’est rien de caché qui ne devienne manifeste, ni en cachette qui ne soit connu et ne devienne visible » (17). Ce qui doit être détecté, qui ne doit pas être caché, c’est la parole de l’enseignement. Ce qui est caché et qui deviendra connu, donné, c’est donc aussi la manière dont la parole aura été accueillie ou non. En somme ce qui devra être rendu manifeste, c’est aussi bien la révélation divine qui a besoin d’être découverte que la réponse humaine. Reprenons maintenant l’ensemble de la séquence, car c’est la découverte des rapports qui lient ses trois passages qui illumineront l’ensemble et en particulier le dernier verset, si énigmatique. La question, le scandale même que ne résout pas l’explication est le fait que ce soit seulement aux disciples qu’est donnée la connaissance des mystères du règne de Dieu, tandis que « les autres » devaient se contenter d’entendre sans comprendre. Au centre du passage : « à vous il a été donné de comprendre les mystères du règne de Dieu » (10)« Il a été donné », c’est-à-dire « donné par Dieu ».  La première chose à remarquer, c’est que la connaissance ne peut pas se prendre, ne peut pas être acquise par nos propres moyens ; elle ne peut être que reçue, comme un don, comme un cadeau, gratuit. Mais la question rebondit ! En effet, pour recevoir il faut déjà avoir : « À qui a, il sera donné ». N’est-ce pas contradictoire ? Le mystère s’épaissit encore. C’est aux disciples qu’a été donnée la connaissance. Qu’est-ce donc que les disciples « avaient » pour que la connaissance leur soit donnée ? N’ont-ils pas tout quitté pour être avec Jésus ? Et les femmes, qu’est-ce qu’elles ont ? « Elles les servaient de leurs biens », c’est-à-dire qu’elles s’en dépouillaient pour les leur donner. Ce qu’ils ont, c’est de ne rien avoir, sinon le Christ. C’est ainsi qu’ils acquièrent un trésor dans les cieux. Voilà ce qu’ils ont. Quant à ceux qui n’ont pas, ce sont ceux qui ne font pas, qui ne mettent pas en pratique ce qu’ils ont écouté, ce qu’ils savent. Ils pensent avoir, parce qu’ils savent, mais leur connaissance demeure théorique, seulement cérébrale. Alors, cette mauvaise connaissance, il est bien qu’elle soit enlevée. Ce qu’on pourrait interpréter comme un châtiment est en réalité une grâce : c’est en effet une bonne chose qu’et d’être débarrassé d’une tumeur. Par ailleurs, il faut s’arrêter sur le mot « mystère » qui se trouve lui aussi au centre. Le mystère, c’est ce qui est caché, ce qu’on ne voit pas. À moins que quelqu’un fasse la lumière, à moins qu’une lampe soit allumée. Le mystère n’est pas fait pour rester caché, mais pour être recherché, cherché, et finalement découvert. « Il n’est rien de caché qui ne devienne manifeste, ni rien de secret qui ne soit connu et ne devienne manifeste » (17). Cependant il est une condition pour recevoir la lumière de la connaissance : il faut « entrer ». En effet, le verset de la lampe s’achève par ces mots : « Afin que ceux qui entrent voient la lumière ».

« Entrer », cela veut dire faire ce que les Douze et les femmes ont fait. Pour entrer, il faut marcher ; pour comprendre, il faut suivre Jésus. Pour comprendre, il ne suffit pas d’écouter, ni même de réfléchir, il faut bouger. En somme, on comprend avec les pieds. Il est significatif que, dans les évangiles, le « règne de Dieu » soit une réalité dans laquelle on « entre ».

« Quiconque n’accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant n'entrera pas » (Lc 18,17) ;

« comme il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le règne de Dieu » (18,24).

« Entrer », c’est le contraire de « prendre » et de « posséder ». Entrer, c’est se laisser entourer, englober par le lieu dans lequel on pénètre, se laisser prendre, comme on dit, quand le lieu est beau. « Prendre », c’est tout le contraire, car ce que l’on prend, on le fait entrer dans son trésor, on l’entoure, on lui met la main dessus, on ferme le poing dessus. « Entrer », c’est au contraire se laisser saisir, se laisser mettre la main dessus. Prendre, c’est exactement ce qu’ont voulu faire Adam et Ève : ils ont pris le fruit de l’arbre, ils l’ont mangé, l’ont fait entrer en eux. Ou l’arbre était celui de la connaissance. La connaissance ne se prend pas, elle se reçoit. Renoncer à prendre et attendre de recevoir, espérer recevoir, faire confiance, se fier à la parole de l’autre, cela s’appelle la foi. Croire, c’est ne pas savoir, c’est lâcher prise, accepter le vide du non-savoir, sachant que telle est la condition sine qua non pour recevoir la vraie connaissance, la connaissance des mystères. La foi ! Voilà donc l’enjeu de toute la première sous-séquence. C’est du reste ce qui était clairement énoncé dans l’explication de la parabole de la terre ensemencée : c’est « pour qu’ils ne croient pas » que le diable enlève la parole du cœur de ceux qui sont « le long du chemin » (12) ; « ceux qui sont sur la pierre » « croire pour un temps », mais « au temps de l’épreuve ils font défection » (13).

Cela commence par le récit de « La tempête apaisée » (22-26), suivi par celui de « La libération du possédé de Gérasa » (27-39). Dans ces deux passages, ce sont des hommes qui sont sauvés. Dans le second versant de la séquence au contraire, en deux récits enchâssés l’un dans l’autre, ce sont deux femmes qui sont libérées de la maladie et de la mort, la fille de Jaïre (40-42 et 49-56) et l’hémorragique (43-48) ; toutes deux pourraient ainsi retrouver l’accès à la fécondité et à la maternité. Cette longue séquence met donc en parallèle hommes et femmes.

La Tempête apaisée

Au début du chapitre les disciples avaient cru, en écoutant la parabole de la semence. Mais quand survient la tempête, ils flanchent. Jésus leur dit : « Où est votre foi ? ». Ils sont comme ceux qui reçoivent la semence sur la pierre : ils ont écouté la parole, ils ont cru mais n'ont pas tenu au temps de l’épreuve. Et ils s’émerveillent de voir que ce sont les vents et la mer qui  « écoutent », qui écoutent jusqu’au bout, qui obéissent à la voix de Jésus. « Ils sont saisis de crainte et d’étonnement, et ils se disaient les uns aux autres : « Qui est-il donc celui-là, qu’il commande même aux vents et aux flots, et ils l’écoutent (hype-akouéin) (25). Le contraste est frappant entre la conduite des disciples et celle des éléments.

Guérison de deux femmes

Le contraste est encore plus marqué entre le manque de foi des disciples pris dans la tempête et la femme atteinte par l’épreuve de ces hémorragies dont elle souffre depuis douze ans, sans que personne n’ait pu l’en guérir. Pour elle, le temps de l’épreuve a duré bien plus longtemps que pour les disciples dans la tempête. Et pourtant, elle n’a pas perdu la foi. Elle ne demande rien, ne fournit pas la moindre explication, ne dit pas le moindre mot ; elle entend « passer inaperçue ». Simplement, elle croit que le seul fait de toucher la frange du vêtement de Jésus la sauvera. Elle qui ne pouvait pas avoir de relations sexuelles, parce que la Loi l’interdisait à cause de l’impureté de ses pertes de sang, qui de toute façon, du simple point de vue médical, n’aurait pas pu concevoir, voici que, comme la bonne terre, elle va pouvoir recevoir la semence et porter du fruit. Elle aurait voulu « passer inaperçue », elle a touché la frange du vêtement de Jésus en cachette. Or Jésus, qui a connu qu’une puissance était sortie de lui, veut que ce qu’elle a fait vienne à la lumière. « En effet, il n’est rien de caché qui ne doit être dévoilé ». Et voilà pourquoi « se voyant alors découverte, la femme vint toute tremblante et, se jetant à ses pieds, raconta devant tout le peuple pour quel motif elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie à l’instant même » (47). Et le récit s’achève sur ces mots de Jésus : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix. » (48). Ce qui ne pouvait rester caché, ce n’est pas la guérison accomplie par Jésus, c’est la foi de la femme.

Il est aussi question de foi dans le récit qui encadre celui de la femme hémorragique. Quand Jaïre, le chef de la synagogue vient demander à Jésus d’entrer dans sa maison, parce que sa fille unique se mourait (41-42), chacun voit dans sa démarche qu’il est poussé par sa foi en la puissance de Jésus. Lui aussi a prié avec son corps : avant de se prosterner devant le Seigneur, il est « venu » vers lui. Comme les disciples et les femmes, il s’est mis en chemin. Après l’intermède de la femme hémorragique, on vient annoncer à Jaïre que sa fille est morte et qu’il ne doit plus déranger le Maitre (49) ; et c’est alors qu’apparait le verbe « croire ». « Jésus ayant entendu, lui a répondu : « Ne crains pas, crois seulement et elle sera sauvée » (50). Effectivement, le chef de la synagogue, sans rien dire, comme la femme hémorragique, continue de marcher avec Jésus, de l’accompagner, comme les disciples et les femmes du début de la séquence, jusqu’à sa maison. Et avec son épouse, il obéit à l’ordre de Jésus qui les fait entrer avec Pierre, Jacques et Jean. Notons que l’on retrouve les disciples, les trois premiers des Douze, que l’on avait déjà vus au tout début de la séquence. Il est possible de comprendre que, s’ils acceptent d’entrer, c’est qu’ils ont cru ce que Jésus est venu de dire : « Ne pleurez pas, elle n’est pas morte, elle dort » (52).

Pistes de réflexion proposées par Thérèse Dumond

Luc 8, 22-25

Comme dans tous les évangiles, nous trouvons ici une péricope écrite par Luc, à la lumière de la résurrection : en tant que lecteur chrétien, nous voyons surgir le thème  » mort et résurrection » dans le jeu de scène de Jésus dormant puis réveillé (eggeiro, en grec, même terme utilisé pour la résurrection).

Je vais pouvoir me glisser dans cet évangile pour m’interroger à mon tour sur ma foi : « Qui est donc celui-là ?  »

C’est bien la question décisive qui prend ici pleinement son sens premier de « confiance ».

Balloté dans cette barque par mes doutes et les épreuves qui viennent ponctuer ma vie, Luc veut m’inviter à être disciple du Christ en lui faisant une totale confiance.

Ma foi ne peut passer, que par la croix et la résurrection, à savoir par les épreuves, puis par la certitude de Pâques, la certitude d’être sauvé.

Suis-je également capable de « passer sur l’autre rive », pour proposer la Bonne Nouvelle à ceux qui m’entourent ?

Enfin dans notre barque « Eglise », qui elle aussi traverse une tempête, secouée par le rapport CIASE et autres scandales, suis-je prêt, malgré « le sommeil » apparent du Christ, à avoir une attitude de foi et d’Espérance ?

Luc 8, 40- 56

Comme dans la précédente péricope, c’est bien la foi qui est au centre de ces guérisons. Nous assistons à un jeu d’écho entre les destinées de ces deux femmes : c’est la foi et uniquement la foi qui sauve. L’audace de la première femme et l’espoir qui l’ont menée vers Jésus, non seulement la guérisse mais la sauve également « ma fille, ta foi t’a sauvée » v 48.

Quant à la fille de Jaïre, Jésus reprend les termes mêmes de sa déclaration du v 48 : « Sois sans crainte ; crois seulement, et elle sera sauvée ».

Nous sommes toujours dans le langage de la résurrection, comme évoqué ci-dessus mort/ sommeil, éveil/résurrection.

Comment ce « Sois sans crainte, crois seulement » résonne-t-il en moi aujourd’hui ?  Désir de faire totalement confiance au Christ, de croire que Dieu nous a créé pour notre bonheur, de croire ce que le Christ nous a promis, la Vie Eternelle ?

Croire, placer sa confiance en Dieu, ne signifie pas que nous serons épargnés par les épreuves, mais c’est être certain que le mal, la souffrance n’ont pas le dernier mot sur la vie… C’est être certain que nous sommes, chacun de nous, aimés de Dieu.

La foi m’enlève-t-elle mes peurs paralysantes, me permet-elle de prendre du recul face à mes échecs,  d’être moins frileux dans mes relations aux autres ?

ENTRÉE EN CARÊME, CHEMIN VERS LA RÉSURRECTION

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MESSE MERCREDI DES CENDRES 14 FEVRIER 2024

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Rencontres bibliques 2023-2024

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